Randonnée dans les Alpes du mercredi 30/08 au jeudi 7/09/2023

Faisant suite à l’organisation en 2022 d’une traversée par la route classique des grandes Alpes entre Thonon les Bains et Menton, cette édition visait à explorer d’autres parties du massif alpin, en commençant par le mythique Ventoux. Placée sous l’égide du CODEP-79, la manifestation a réuni 7 cyclos de l’ACN, Claude, Jean, Jean-Louis, Maurice, Pierre, Philippe et Régis, un du club de Cerizay, Christophe, ainsi que Christian, précieux accompagnateur. Le groupe a disposé d’un minibus 9 places et d’une remorque acceptant 8 vélos. Le 30 août, départ de Niort à 7h30 pour un long parcours de 850 km jusqu’à Sault où nous arrivons à pied d’œuvre pour le repas du soir.Tout au long de la semaine, le temps a été au beau fixe : grand soleil, températures assez fraîches en début de matinée, forte chaleur l’après-midi. Toutes les étapes se sont globalement déroulées de la même manière : petit déjeuner à l’hôtel vers 7h30, départ entre 8h30 et 9h à la fraîche. Vers midi, Christian, après avoir fait les courses, nous attendait dans un endroit toujours bien choisi avec un repas froid consistant et varié. L’après-midi, à l’arrivée vers 16/17h, Christian s’est en général déjà occupé de récupérer les clés des chambres, de décharger les bagages du minibus, de voir où nous pouvions ranger les vélos pour la nuit. A partir de là, le rituel est le même chaque soir : douche, bière conviviale que l’on pense avoir bien méritée, repas du soir, puis assez vite au lit. Quelques points forts de la semaine :- le 31 août, montée du Ventoux depuis Sault : 21 km, mais la pente est assez douce jusqu’au chalet Reynard ; à partir de là, il ne reste que 6km d’ascension assez rude dans un paysage lunaire. On s’arrête un moment devant la stèle à la mémoire de Tom Simpson à environ 1km du sommet. Ce jour-là, le Ventoux n’était pas venté, nous rendant la montée plus facile. En redescendant sur Malaucène, on se rend compte que monter par cette face est bien plus difficile. Retour ponctué d’un petit crochet par Brantes, village perché sur un promontoire rocheux, pour pointage de BPF.

– le 1 septembre, avec un dénivelé raisonnable nous avons pu admirer les vergers et les champs de lavande de la Drôme et profiter d’un peu de fraîcheur en longeant la Durance.

– le 2 septembre, départ du lac de Serre Ponçon vers Barcelonnette, ce qui représente déjà 1000 m de dénivelé. Sur cette route nous avons croisé les cyclos effectuant le Tour cyclo de la FFCT que certains d’entre nous avaient accompagnés lors de leur départ de Niort, quelques maillots nous avaient été remis. Après le repas du midi, direction Jausiers et la route de la Bonette ; il commence à faire chaud et c’est très long : 24 km, et le dernier kilomètre pour rejoindre le sommet est particulièrement rude, avec une pente à 13 % sur environ 500 m. A pied si besoin, dans le dernier virage, l’essentiel étant d’atteindre le sommet. Mais les paysages grandioses que l’on découvre alors nous payent de nos effort. Le soir, lors du repas, pour marquer le coup de notre passage au plus haut col routier d’Europe (2830 m), Régis nous remet à tous un magnet souvenir en forme de borne kilométrique

– le 3, changement de vallée pour rejoindre Briançon : sur la route, deux géants des Alpes, le col de Vars puis l’Izoard. Le col de Vars est un hors d’œuvre copieux, 14 km d’ascension, les 5 derniers assez durs avec près de 9 % de moyenne. On entame l’Izoard après le repas du midi par une forte chaleur, qui se tempère au fur et à mesure que l’on prend de l’altitude. 16 km de montée, avec un passage à 12 %; le dernier kilomètre, avec une pente très adoucie permet de profiter du splendide paysage de la Casse déserte, avec ses éboulis rocheux et ses formations géologiques à l’aspect de ruines.

– le 4, on poursuit notre route par la vallée de l’ Ubaye afin de rejoindre Bourg d’Oisans par le col du Lautaret (facile depuis Briançon) avec la montée mythique de l’Alpe d’Huez en point d’orgue. Nous abordons le premier des 21 virages vers 13h30 par une chaleur accablante : entre 30 et 32°C. L’ascension a de ce fait été particulièrement éprouvante, alors que dans l’absolu ce n’est pas la plus difficile. On met un certain temps à se retrouver devant l’office du tourisme, certains s’étant égaré en raison des vastes travaux en cours dans cette grande station très touristique.

– le 5, direction la vallée de la Maurienne par le col de la Croix de Fer. Depuis le barrage du Verney, il n’y a « que » 1300 m à monter en 27 km, soit un pourcentage moyen de 4,7 %; oui, mais on alterne de fortes pentes à plus de 10 % avec des descentes, le tout est casse-pattes. A 3km du sommet, on s’offre un détour de 300 m sur la gauche qui nous permet de rejoindre le col du Glandon ; on ne l’a pas vraiment fait, mais on a quand même pris la photo devant le panneau. Arrivés en milieu d ‘A. M. à l’hôtel de St Jean de Maurienne, quelques cyclos en ont profité pour visiter le « Musée Opinel », dédié à l’histoire du célèbre couteau savoyard, retraçant les débuts de cette société de coutellerie créée en 1890 .

-le dernier jour nous permet de nous confronter à un autre col rendu célèbre par le tour de France : la Madeleine ; 20 km d’ascension à 8 %, mais avec une pente très régulière. Au sommet, magnifique paysage sur le Mont Blanc. Ensuite, après être redescendus dans la vallée d’Albertville, les vélos retrouvent la remorque et c’est le long retour en minibus vers Niort que nous atteignons à 2 h du matin le 7.

En conclusion, cette belle expérience à vélo dans les Alpes s’est déroulée dans d’excellentes conditions : convivialité et bonne humeur, météo très favorable malgré la chaleur l’après-midi, bonne organisation ; c’est la preuve que même passé un « certain » âge, des cyclistes correctement préparés peuvent se confronter à des grands cols ; à condition d’avoir des développements adaptés, autour de 1, voire un peu moins. Distance parcourue 590 km pour un dénivelé de plus de 13 000

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